Sommaire de l'article
- Faut-il vraiment s’inquiéter des moustiques à Chypre ?
- Quelles maladies transmises par les moustiques existent à Chypre ?
- Le virus du Nil occidental (West Nile virus)
- Dengue et chikungunya : un risque surveillé mais non avéré
- Ce qui n’existe pas à Chypre
- Quelle est la saison à risque à Chypre ?
- Les zones les plus concernées de l’île
- Comment se protéger efficacement
- Cas particuliers : enfants, femmes enceintes, seniors
- Que faire en cas de piqûre ou de symptômes suspects
- Notre avis
Faut-il s’inquiéter des moustiques avant de partir à Chypre ? La question revient souvent, surtout depuis que la presse locale a rapporté plusieurs cas confirmés de virus du Nil occidental durant l’été 2026. Entre les marais salants de Larnaca, les soirées dans les villages du Troodos et les nuits en bord de mer, mieux vaut savoir à quoi s’attendre. Ce guide fait le point sur les risques réels, les périodes et zones à surveiller, et les gestes de protection qui fonctionnent vraiment.
🦟 Faut-il vraiment s’inquiéter des moustiques à Chypre ?
Chypre n’est pas une destination à risque tropical : il n’existe aucun risque de paludisme sur l’île, et aucune vaccination spécifique n’est exigée pour les voyageurs français, belges ou suisses. Cela dit, deux points méritent votre attention avant de faire vos valises.
D’une part, le virus du Nil occidental (West Nile virus) circule de manière sporadique à Chypre depuis 2016, transmis par des moustiques du genre Culex qui piquent d’abord des oiseaux migrateurs avant de piquer l’humain. En 2026, les autorités sanitaires chypriotes ont confirmé plusieurs cas durant l’été, ce qui a relancé l’attention médiatique sur le sujet.
D’autre part, deux espèces de moustiques invasifs, Aedes aegypti et Aedes albopictus (le fameux « moustique tigre »), ont été réintroduites sur l’île ces dernières années. Ces espèces sont les vecteurs théoriques de la dengue et du chikungunya, mais aucune transmission locale de ces maladies n’a été rapportée à Chypre à ce jour. Leur présence reste surveillée par les autorités, sans que cela ne change la donne pour un voyageur qui applique les bons réflexes de protection.
En résumé : le risque est réel mais mesuré, largement comparable à ce que l’on peut observer dans le sud de la France ou en Italie l’été. Une poignée de précautions simples suffit à voyager sereinement.
Répulsif anti-moustiques efficace
DEET ou icaridine : emportez un répulsif certifié avant le départ, rare à trouver sur place.
🦠 Quelles maladies transmises par les moustiques existent à Chypre ?
Le virus du Nil occidental (West Nile virus)
C’est le risque le plus concret et le mieux documenté sur l’île. Voici ce qu’il faut retenir :
- Transmission : un moustique pique d’abord un oiseau porteur du virus, puis transmet le virus en piquant un humain. Il n’y a pas de transmission directe entre personnes.
- Symptômes dans la majorité des cas : environ 80 % des personnes infectées ne développent aucun symptôme. Les autres ressentent une fièvre modérée, des maux de tête, des courbatures et une fatigue, pendant 3 à 6 jours, sans traitement spécifique nécessaire au-delà du repos et des antalgiques classiques.
- Formes sévères : moins de 1 % des cas évoluent vers une atteinte neurologique (méningite ou encéphalite), presque exclusivement chez les personnes de plus de 60 ans ou immunodéprimées.
- Fréquence : les cas restent sporadiques d’une année à l’autre (24 cas recensés en 2019, 9 en 2023, aucun en 2020, 2021 et 2025), ce qui traduit une circulation virale variable selon les conditions climatiques et l’activité des oiseaux migrateurs.
Dengue et chikungunya : un risque surveillé mais non avéré
La présence de moustiques Aedes invasifs sur l’île a poussé les autorités sanitaires européennes à surveiller de près une transmission locale potentielle de la dengue ou du chikungunya, comme cela s’est déjà produit dans le sud de la France ces dernières années. À ce jour, aucun cas de transmission locale n’a été confirmé à Chypre : les cas rapportés concernent uniquement des voyageurs revenant de zones tropicales déjà infectés avant leur arrivée.
Ce qui n’existe pas à Chypre
- Pas de paludisme
- Pas de fièvre jaune
- Pas de zika documenté
Pour le reste des formalités sanitaires avant de partir, consultez notre guide sur les formalités pour Chypre, qui détaille les vaccins recommandés et l’assurance voyage.
📅 Quelle est la saison à risque à Chypre ?
L’activité des moustiques suit un cycle saisonnier très marqué, calé sur la chaleur et l’humidité.
| Période | Niveau de risque | Détails |
|---|---|---|
| Décembre à février | Très faible | Activité quasi nulle, températures trop basses pour la reproduction |
| Mars à mai | Faible à modéré | Reprise progressive avec le réchauffement et les premières pluies |
| Juin à octobre | Élevé | Période de forte activité, pic en août |
| Novembre | Modéré | Décroissance progressive avec la baisse des températures |
Si vous voyagez en hiver ou au tout début du printemps, la question des moustiques ne se posera quasiment pas. Pour choisir la période idéale de votre séjour en tenant compte aussi de la météo et de l’affluence touristique, consultez notre guide sur la meilleure période pour partir à Chypre.
📍 Les zones les plus concernées de l’île

Tous les endroits de Chypre ne présentent pas le même niveau d’exposition. Trois secteurs concentrent l’essentiel de l’activité des moustiques :
Le marais salant de Larnaca (Alyki) : cette zone humide emblématique, connue pour ses flamants roses en hiver, constitue un terrain de reproduction idéal pour les moustiques en été, du fait de l’eau stagnante et du passage d’oiseaux migrateurs, vecteurs du virus du Nil occidental.
La péninsule d’Akrotiri, près de Limassol, abrite également des zones humides protégées où les moustiques prolifèrent en saison chaude.
Les villages du massif du Troodos, en soirée, en raison de la végétation dense et de la fraîcheur qui attire davantage l’activité des insectes après le coucher du soleil, contrairement aux zones balnéaires où le vent marin limite leur présence.
Les zones purement balnéaires et venteuses (Ayia Napa, Protaras, front de mer de Limassol) sont globalement moins concernées, sauf à proximité immédiate d’un point d’eau stagnante.
Hébergement climatisé
Une chambre climatisée ou équipée de moustiquaires limite fortement les piqûres nocturnes.
🛡️ Comment se protéger efficacement
Les gestes de protection contre les moustiques sont simples et éprouvés, à appliquer surtout entre juin et octobre :
- Utilisez un répulsif cutané à base de DEET (30 à 50 %) ou d’icaridine (20 %), à réappliquer toutes les 4 à 6 heures, en particulier au lever et au coucher du soleil, moments de forte activité des moustiques.
- Portez des vêtements longs et clairs en soirée près des zones humides (marais salants, villages du Troodos), plutôt que des vêtements foncés qui attirent davantage les insectes.
- Dormez en chambre climatisée ou sous moustiquaire : la climatisation limite fortement la présence de moustiques, qui préfèrent la chaleur et l’humidité stagnante.
- Éliminez les eaux stagnantes si vous logez dans une location avec jardin ou piscine (coupelles de pots de fleurs, gouttières, jouets d’enfants oubliés dehors).
- Évitez de vous attarder au coucher du soleil près du marais salant de Larnaca en été, sauf répulsif appliqué au préalable.
Notre guide des accessoires indispensables pour partir à Chypre détaille le matériel à emporter, répulsifs inclus, avant votre départ.
Astuce pratique
Les répulsifs efficaces se trouvent difficilement en pharmacie chypriote hors des grandes villes. Achetez le vôtre avant le départ plutôt que de compter sur place.
👶 Cas particuliers : enfants, femmes enceintes, seniors
Les personnes de plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées présentent un risque légèrement plus élevé de forme sévère du virus du Nil occidental : une vigilance accrue sur la protection anti-moustiques est recommandée, sans que cela ne justifie d’annuler un voyage.
Pour les femmes enceintes, le choix du répulsif est plus encadré : l’icaridine à concentration modérée est généralement préférée aux fortes doses de DEET. Notre article dédié aux précautions pour voyager enceinte à Chypre détaille les répulsifs compatibles et les zones à éviter en soirée.
Pour les enfants, privilégiez les moustiquaires de lit et de poussette plutôt que les répulsifs chimiques chez les tout-petits, et limitez les sorties en soirée près des zones humides. Si vous voyagez en famille, consultez aussi notre guide Chypre en famille pour l’ensemble des précautions santé adaptées aux enfants.
🩺 Que faire en cas de piqûre ou de symptômes suspects
Une piqûre de moustique à Chypre ne justifie aucune inquiétude particulière dans l’immense majorité des cas : une simple démangeaison locale, traitée avec une crème apaisante, suffit.
Consultez un médecin si, dans les jours suivant votre séjour, vous présentez :
- Une fièvre supérieure à 38,5 °C associée à des maux de tête intenses
- Une raideur de la nuque, une confusion ou une sensibilité inhabituelle à la lumière
- Des courbatures sévères persistant plus de 5 à 6 jours
Signalez systématiquement votre séjour à Chypre au médecin consulté : cette information oriente immédiatement le diagnostic. En cas d’urgence sur place, composez le 112, numéro d’urgence valable dans toute l’Union européenne, Chypre incluse.
❓ Notre avis
Les moustiques à Chypre ne doivent pas gâcher votre séjour, mais ils méritent une préparation sérieuse, surtout si vous voyagez entre juin et octobre ou si vous prévoyez des soirées près du marais salant de Larnaca ou dans les villages du Troodos. Un répulsif efficace emporté depuis la France, des vêtements couvrants en soirée et une chambre climatisée suffisent à réduire le risque à un niveau minime. Le virus du Nil occidental reste une réalité épidémiologique de l’île, mais ses formes graves demeurent rares et concernent principalement les publics fragiles.
Pour compléter votre préparation, retrouvez également notre guide sur les formalités pour Chypre et notre sélection de la meilleure période pour visiter l’île.
Questions fréquentes
Y a-t-il un risque de paludisme à Chypre ?
Non, Chypre ne présente aucun risque de paludisme. L'île est classée par les centres de vaccination internationaux comme zone sans transmission de cette maladie. Aucun traitement antipaludéen n'est nécessaire avant le départ.
Le virus du Nil occidental est-il dangereux à Chypre ?
Le virus circule de façon sporadique à Chypre depuis 2016, avec des pics variables selon les années (24 cas en 2019, 9 en 2023, aucun en 2020, 2021 et 2025). La grande majorité des personnes infectées ne développent aucun symptôme ou une fièvre légère. Les formes neurologiques sévères restent rares et concernent surtout les personnes âgées de plus de 60 ans ou immunodéprimées. Il n'existe pas de vaccin : la prévention passe uniquement par la protection contre les piqûres.
Quelle est la meilleure période pour éviter les moustiques à Chypre ?
L'hiver, de décembre à février, est la période la plus tranquille : l'activité des moustiques y est minimale. La saison à risque s'étend de juin à octobre, avec un pic marqué en août, période la plus chaude et la plus humide autour des points d'eau de l'île.
Quelles sont les zones les plus concernées par les moustiques à Chypre ?
Le marais salant de Larnaca (Alyki), les zones humides de la péninsule d'Akrotiri près de Limassol, ainsi que les villages du massif du Troodos en soirée sont les secteurs les plus propices à la présence de moustiques, en raison de l'eau stagnante et de la végétation dense.
Quel répulsif utiliser à Chypre ?
Un répulsif à base de DEET (30 à 50 %) ou d'icaridine (20 %) offre une protection efficace plusieurs heures. Pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes, privilégiez l'icaridine à concentration plus faible, en évitant les fortes doses de DEET.
Faut-il se faire vacciner contre les moustiques avant de partir à Chypre ?
Non, aucun vaccin n'existe contre le virus du Nil occidental, la dengue ou le chikungunya, les maladies potentiellement transmises par les moustiques présents à Chypre. Les vaccins de routine (DTP, hépatite A/B) recommandés pour l'île ne sont pas liés aux moustiques. La seule protection efficace reste physique : répulsifs, vêtements couvrants et moustiquaires.